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Cr le : 03/09/2006 12:09
Modifi : 10/11/2008 23:49
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Artefacts Légendaires (2)
12/04/2008 14:24
Le Palladium
Palla, une naïade, et Athéna, la déesse, avaient grandit ensemble et étaient d'inséparables amies qui jouaient sans cesse à la guerre. Mais un jour, Athéna tua accidentellement sa compagne. Torturée par le remord et la culpabilité, elle façonna une statue à son effigie, mêlant ses larmes à son amour. Elle plaça ensuite la statue près du trône du roi des dieux de l'Olympe, bien en vue. Mais un jours de colère, alors qu'il poursuivait Electre, Zeus lança la statue du haut de l'Olympe, et celle-ci vint s'écraser à Ilion, alors que la splendide cité ressemblait encore à un grand village. Elle fut placée dans un temple et vénérée pendant des siècles, garantissant une protection divine à toute la cité.
Mais, lors de l'Iliade, la terrible et tristement célèbre guerre, Odysséus et Diomèdes dérobèrent la statue pour s'assurer la victoire. Mais les péripéties rendirent la statue aux Iliens après la chute de leur cité, et ceux-ci l'emmenèrent jusqu'à Rome, de l'autre côté de l'Océan, où elle est encore aujourd'hui vénérée et chérie.
L'Enclume du Tonnerre
Grande célébrité dans le monde des nains, l'Enclume du Tonnerre fut un cadeau du dieu Thor au peuple nain, plus particulièrement à ceux du clan Steinlicht. En effet, admiratif devant les prouesses des nains en forge, et surtout devant le monument incroyable de la Vallée des Rois dont le clan était responsable, le dieux décida d'offrir aux nains qui la sculptait une enclume enchantée de sa foudre. Ainsi, toutes les armes qui sont forgées sur cette enclume immense sont enchantées de foudre, et donc parfaitement redoutables. Mais le bruit produit lorsque l'on frappe l'enclume est si violent qu'il menace de rendre sourd tous les forgerons qui l'utilisent, et menace même de faire s'écrouler la caverne. Elle est donc disposée tout en haut d'une montagne où elle ne risque pas de faire de dégâts, et quelques forgerons se risquent de temps en temps à fabriquer des armes dessus. Le roi du clan ne craint pas de se la faire voler : personne n'est capable de soulever une telle masse sans aide, les voleurs potentiels se devraient d'attaquer en masse et de disposer de moyens de transports exceptionnels, ce qui n'est pas franchement aisé en montagne.
La Lame de Rubis ou La Larme de Rubis
Le comte Dracula, lorsqu'il se couronna Roi des Vampires, reçut en cadeau cette claymore terrifiante de noirceur du dragon noir Hunggernault qui la forgea dans son souffle à partir d'adamantium et de rubis, dans le but premier d'établir une alliance entre les seigneurs vampires et les dragons noir. A la mort de Dracula, l'épée ne fut pas perdue tout de suite. Elle passa de mains en mains pendant quelques générations, par héritage ou par assassinat de vampire à vampire. Puis, un jour, plus personne n'en vit la couleur. Elle finit par passer entre les mains d'un inconnu qui décida qu'une puissance aussi monstrueuse ne devait pas être utilisé par quiconque, et il disparut avec.
Cette épée a pendant près d'un siècle après la mort de Dracula continué à servir la cause des seigneurs vampires, jusqu'à disparaître, et les restes de la gloire mortelle des vampires avec. Elle avait pour pouvoir celui d'absorber l'énergie vitale des ennemis qu'elle taillait grâce à sa lame, et ainsi de rendre le porteur à chaque fois plus fort. Mais, l'énergie vitale de l'épée s'épuise avec le temps si elle n'est pas renouvellée, exactement comme les vampires. Ainsi, désormais, si elle existe toujours, elle ne doit guère plus ressembler qu'à une vieille barre en métal brisée par le temps. Ce qui ne lui enlève pas la possibilité de reprendre des forces et de rendre un nouveau héros redoutable si elle est un jours retrouvée.
La Hache de l'Aigle
C'est l'un des plus jeunes artefact qui soit, et pourtant déjà très célèbre, en particulier dans tout l'Empire. C'est un symbole comme il y en a eu peu, une sorte de sceptre brandit comme une bannière grâce auquel tout l'Empire peut s'identifier en tant que Romain, et être fier de pouvoir se revendiquer Impérial. Et pour cause, c'est l'arme principale de la légende vivante, le Lion de Pierre, de son nom Leonhart Alrod.
Cet artefact est en effet très jeune car il fut offert au soldat dès son retour auprès de sa famille à Tol Sylvis, après qu'il eût été devenu le meilleurs ami de l'Empereur Théodore. Elle lui fut offerte par un forgeron nain anonyme de Tol Sylvis. Elle n'est pas en mithril, comme on aurait pu le croire, car certains considèrent le mithril comme un luxe inutile. La Hache de l'Aigle est d'un acier cent trempé, doré et enchanté de sorte à ce qu'elle soit impossible à émousser. Ainsi, elle est lourde mais demeure maniable pour des bras raisonnablement puissants, et est en principe totalement indestructible, mêlant la puissance du marteau au tranchant du katana. Elle tient son nom au fait qu'elle soit en forme d'aigle, symbole millénaire de l'Empire, sculptée manifestement par des mains de maîtres.
La hache n'a que quelques dizaines d'années, et n'a jamais quitté les mains du révéré Lion de Pierre.
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Artefacts Légendaires
10/04/2008 23:28
Depuis l'aube des temps, des objets magiques aux pouvoirs surpuissants se sont fait des noms entre les mains de divers héros légendaires. Certains disparurent, d'autres changèrent de main, certains ne quittèrent jamais leur possesseur, d'autres, encore n'existent peut-être pas. Mais une chose est certaine : tous sont l'objet de toutes les convoitises et de nombreuses recherches, et nombreux sont les aventuriers qui rêvent de devenir l'inventeur d'un trésor ancien, historique et fabuleusement puissant.
Chacun de ces objets a une histoire qui lui est propre, et joue presque un personnage à part entière dans les légendes qui leur sont liées. De manière générale, ce objets sont éternels et traversent les millénaires. Ils se perdent parfois, puis sont retrouvés par des héros qui, en mourant, les emportent dans leurs tombes, pour être plus tard retrouvés par de nouveaux explorateurs. Mais quelques-uns demeurent éternellement entre les mains de ceux que l'on appelle communément "dieux".
En voici quelques exemples :
Mjollnir
Ce marteau légendaire appartient au dieu Thor, et est d'une puissance destructrice si grande que le porteur-lui même est en danger par le simple fait de le saisir à mains nues. Il fut forgé par les nains Eitri et Brokk, à la demande de Loki. On dit que ce marteau a la capacité de revenir à son porteur par un effet de boomerang, ce qui réclame évidemment une maîtrise parfaite de l'arme, d'autant plus qu'il semblerait qu'il soit excessivement lourd et que son manche ait été forgé trop court, ce qui laisse une très petit marge de manoeuvre pour le lancer, ainsi qu'une portée limitée. D'aileurs, même le dieu se voit obligé de porter une ceinture de force, nommée Megingjord, pour pouvoir soulever son arme. Mjollnir fut à une époque dérobé au dieu par un géant, qui ne tarda pas à se faire tuer par la suite. Depuis, rien ne laisse penser qu'il a quitté Thor.
La Kunée
Il s'agit d'un casque forgé par les cyclopes d'Héphaïstos qui fut offert au dieu des Enfers Hadès. Taciturne et troglodytique, celui-ci ne pouvait rêver mieux qu'un objet lui procurant une invisibilité absolue pour sortir sans affronter le monde extérieur. Ce artefact est le fantasme ultime de tous les voleurs, mais bien peu ont le courage de tenter de le dérober au dieu des Enfers en personne. Alors, le casque n'a jamais quitté le monde des morts olympiens jusque là, et reste le défis suprême pour le monde des voleurs.
Le Trident
Lui aussi fabriqué par les cyclopes, cette arme fut offert à Poséidon, dieu des mers du culte olympien. Cette arme redoutable aurait hypothétiquement comme pouvoir celui de déchaîner les eaux, mais, en toute logique, le dieu de l'océan ne devrait pas avoir besoin d'un quelconque objet pour ce faire. Cependant, l'arme reste crainte des marins, le dieu le brandissant comme l'instrument de sa colère. Jamais le Trident n'a quitté la main de son maître.
L'Egide
Il s'agit d'un bouclier magique en peau de la chèvre Amaltée, celle qui nourrit Zeus lui-même. Elle est, une fois encore, l'oeuvre du dieu Héphaïstos, qui l'offrit à Zeus en personne. Cependant, lui-même n'hésite pas à la prêter à Athéna, sa fille, et elle-même la prêta au héros Persée, qui se servit du reflet éclatant du bouclier pour renvoyer à la Méduse son propre regard. Le héros offrit d'ailleurs la tête de la gorgone à la déesse, qui fusionna son pouvoir de pétrification au bouclier. Ce bouclier a donc le pouvoir de refléter les sorts, ainsi que celui de figer ceux qui croiser les yeux de la Méduse, prisonnière de l'artefact. Ce artefact non plus n'a pas quitté son maître.
La Main de Midas
Avant les conquêtes Caesariennes, Dionysos avait accordé au roi de Phrygie Midas un voeu, et celui-ci demanda le pouvoir de transformer tout ce qu'il touchait en or. Mais, manifestement, le roi avait oublié d'être intelligent : il ne pouvait ni manger, ni boire, et c'est lorsqu'il transforma sa petite fille en une statue d'or massif qu'il supplia le dieu de le débarrasser de son don. Celui-ci lui dit qu'il suffisait de se laver dans le Pactole. Ce que bien des versions omettent, c'est que le roi se fit trancher la main avant d'aller dans le Pactole, et qu'il la fit monter en sceptre. La médecine elfique permit vite de lui faire repousser une main toute neuve, et peu de gens furent au courant de la fourberie de Midas, pas même les dieux. Aujourd'hui, personne ne sait où est passée cette main. Elle disparut le jour même où elle fut crée.
Le Sceau de Salomon
Roi adoré, roi despotique. Salomon était obéi de tous, aimé de tous, considérer comme le souverain le plus juste qui ait vécu. Mais en aurait-il été de même sans son anneau ? En effet, le Sceau de Salomon était un anneau du roi Arabe Salomon, à l'aube des religions monothéistes. Ce bijou lui permettait officiellement de se faire obéir des démons et des djinns, ainsi que des animaux. Mais des langes bien pendues prétendent qu'il a en réalité le pouvoir de manipuler tous les esprits. Le sceau a disparut lors de pillages, et nul ne sait où il a disparut. Si vous voulez mon avis, le porteur s'il y en a un, n'est pas prêt de se révéler.
La Lance du Destin, ou Lance de Longinus
Cette arme aurait percé le flanc du Christ lors de sa crucifixion, et aurait donc été recouverte de son sang, ce qui laisserait présager des pouvoirs divins au porteur. Cette arme a par la suite fait de nombreuses victimes et est passée de mains en mains à travers les siècles, disparaissait et réapparaissant régulièrement. Mais on dit que cette lance n'eût fait que des ravages, aussi bien au porteur qu'à son entourage : elle semble être diablement maudite. De nos jours, elle est entre les mains de l'Union Monothéiste, et ils la gardent précieusement enfermé dans un coffre inviolable, de peur de ses pouvoirs.
Le Graal
Inutile de présenter cet artefact : cette coupe aurait servit à recueillir le sang du Christ. Mais, bien que beaucoup de gens aient prétendu l'avoir, jamais personne le put le prouver, et il reste un grand mystère largement convoité par les monothéistes. Nul ne sait exactement quel serait son pouvoir, mais beaucoup s'imaginent acquérir l'immortalité.
Beaucoup d'autres viendront très certainement s'ajouter à la liste ; une infinité peuvent probablement être recensés. Mais je vous rassure, tous n'auront pas attrait aux religions, comme ceux-ci.
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Entretient avec un théoricien de la Réalité, des Dimensions et de la Sorcellerie
10/04/2008 18:31
Causerie du magister Malverick Arius interrogé par Antonius Maldoror à propos de son ouvrage : Théorisation des diverses Dimensions de la Réalité et de la Sorcellerie tirée de l'hebdomadaire Le Laboureur.
J'ai cru comprendre que votre livre traitait d'une théorie sur les diverses dimensions de la réalité et la sorcellerie, selon un principe simple et assimilable par le plus assidu des lecteurs de notre journal.
Le principe de base de la sorcellerie à propos de l'Univers est que la réalité n'est pas unique : elle est multiple, et l'ouverture de l'esprit permet de définir quelle est notre propre réalité.
Tout par donc du concept de conscience et de réalité ? Pourriez-vous nous expliquer en quoi consiste ce principe ?
Un esprit ne définit la réalité qu'à partir de son niveau de conscience ; ce qu'il voit, ce qu'il sent, tout ce dont il a conscience constitue pour lui une réalité. La conscience varie en fonction de l'esprit, c'est ainsi que certains êtres peuvent se définir comme médium : ils ont une conscience naturellement très largement étendue.
Certains ne croient pas aux fantômes, car ils n'en ont jamais vu. Cependant, la certitude qui les étreint que ce genre d'esprit n'existe pas fait qu'ils n'ont pas l'ouverture d'esprit nécessaire pour prendre conscience de la présence d'un fantôme. De plus, cela marche aussi bien pour le fantôme lui-même ! Autrement dit, celui-ci n'a pas nécessairement conscience de votre présence alors que vous-même êtes capables de la voir. Le tout n'est qu'une question d'ouverture d'esprit, et cela demande beaucoup plus d'entraînement qu'une simple décision. Il ne suffit pas de choisir la pilule rouge pour, tout-à-coup, s'ouvrir à tous les aspects de la réalité et devenir un esprit ultime couvrant tout le champ spirituel de l'Univers.
C'est ça, les Dimensions, alors ?
Et bien en fait, lorsque je dis que la réalité est multiple, cela signifie que chaque esprit détermine sa propre réalité, et non pas que les réalités se superposent les unes aux autres et qu'un certain nombre d'esprit vivent entre deux intervalles, et qu'avoir un champ de conscience plus étendue que la normale signifie vivre dans un nombre déterminé de réalités. Si l'on peut se permettre de donner une image concrète à cet aspect de l'Univers, cela ressemblerait au spectre de la lumière : l'arc-en-ciel.
Comme nous le savons, les couleurs de l'arc-en-ciel ne passent pas de l'une à l'autre subitement, mais par un dégradé. Il en est de même pour les esprits : en supposant que l'on assisterait au passage d'une dimension à une autre nous verrions l'espace-temps se métamorphoser progressivement, et non pas changer subitement comme par le passage d'une porte. Voyez donc plutôt une dimension comme une couleur de l'arc-en-ciel ; les êtres dans la dimension "rouge" au champ de conscience très élevés pourrons sentir la présence du "violet" et du "orange", tandis que d'autres n'auront conscience que du "rouge".
Mais ne vous perdez pas dans ce schémas froidement plat et linéaire, cette idée de dimension n'a rien à voir ni avec l'espace, ni avec le temps, car c'est un élément tierce : un même lieu et un même moment abrite une infinité de réalités différentes.
Ok, donc toute cette histoire d'esprits, c'est bien joli, mais ça nique toutes les religions, le Paradis, tout ça.
Absolument pas, ma théorie fonctionne parfaitement pour toute les religions. Lorsque l'on meurt, l'esprit est détaché de notre corps. La religion est une sorte de "contrat" avec des esprits de puissance supérieure : à notre mort, en fonction de notre religion, un dieu vient nous chercher, ou alors nous devons nous-même nous rendre à un lieu précis où une faille dimensionnelle nous permettra de nous arracher à notre réalité pour être projeté vers une autre, que ce soit le Paradis, l'Enfer, et caetera. Au contraire, je trouve que cette théorie colle très bien aux concepts religieux.
Et la sorcellerie, dans tout ça ?
Comme vous n'êtes pas sans le savoir, la sorcellerie utilise l'énergie magique des esprits, et parfois les esprits eux-mêmes. Seulement, pour pouvoir atteindre une âme, il faut pouvoir avoir conscience de sa présence. Ainsi, une immense partie du travail d'un sorcier est celle d'étendre son champ de conscience le plus largement possible, pour explorer les différentes réalités du monde. Cela demande des journées de méditations, d'exercices physiques et mentaux, et, comme tout magicien, un travail acharné sur le renforcement de la volonté. C'est aussi pour ça que beaucoup de sorciers humains estiment qu'une vie humaine ne suffit pas à mener une existence de sorcier et utilisent des sortilèges pour augmenter leur longévité.
Mais je ne parle là que des sortilèges assez simples qui peuvent se lancer en deux-en-trois mouvement par les sorciers expérimentés. Car, en effet, nous ne connaissons que trop bien les fous qui invoquent des démons de quatre mètres et ceux qui ouvrent des portails vers l'Enfer. Justement, tous les rituels, les pentagrammes, l'encens, les runes, le matériel cher et précieux ne servent pas à faire joli. Ils servent dans certains cas à projeter son esprit dans une réalité très éloignée, et dans d'autres à enlever des êtres de dimensions lointaines pour les asservir dans notre monde. Enfin, je ne vais pas détailler la fonction de chaque instrument, il m'a fallut une vie pour les apprendre, et je doute que cela intéresse beaucoup les respectables lecteurs de votre canard pour gladiateurs trépanés.
Haem... Heu... Il est donc possible de voyager d'une dimension vers une autre ?
Oui, l'utilisation de portes inter-dimensionnelles ou la téléportation attestent la véracité de cette possibilité. Des gens sont aussi capables de projeter leur esprit hors de leur corps pour voyager dans une réalité légèrement plus large que celle dont votre corps limite la sensibilité. Mais voyager d'une dimension à l'autre avec son corps reste dans tous les cas dangereux, quelle qu'en soit la manière (téléportation, invocation, seuil inter-dimensionnel et j'en oublie). Mais surtout, cela demande de développer une énergie souvent considérable : pour vous donner une idée, invoquer un humain aurait de fortes chances de tuer l'humain invocateur sous l'effort, si l'on considère les deux humains comme "normaux". Un bon entraînement spirituel devrait cependant éviter ce genre de drame. Mais c'est bien souvent pour cela que l'on a besoin de plusieurs personnes et de grands réservoirs de mana pour invoquer des être supérieurs. Et je ne vous parle même pas d'ouvrir un portail inter-dimensionnel.
Et bien, merci magister Arius, pour cet éclairant entretient. Je suis sûr que nos lecteurs courront acheter votre ouvrage à la librairie la plus proche
Encore faudra-t-il qu'ils comprennent quelque chose cet entretient, mais merci d'entretenir l'illusion.
Aurevoir !
Zeus vous garde.
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Le tabac
29/03/2008 17:29
" Quoi que puisse dire Aristote et toute la philosophie, il n'est rien d'égal au tabac : c'est la passion des honnêtes gens, et qui vit sans tabac n'est pas digne de vivre. Non seulement il réjouit et purge les cerveaux humains, mais encore il instruit les âmes à la vertu, et l'on apprend avec lui à devenir honnête homme. Ne voyez-vous pas bien, dès qu'on en prend, de quelle manière obligeante on en use avec tout le monde, et comme on est ravi d'en donner à droit et à gauche, partout où l'on se trouve ? On n'attend pas même qu'on en demande, et l'on court au-devant du souhait des gens : tant il est vrai que le tabac inspire des sentiments d'honneur et de vertu à tous ceux qui en prennent."
Si vous ne preniez pas cette éloge du Sganarelle de Dom Juan, de Molière, dans son sens premier mais dans le sens qu'elle aurait dû prendre, elle serait tout-à-fait hors de propos.
Mais c'est bien ici du tabac, que je vais vous entretenir !
Partout dans le monde, le tabac est consommé sous diverses formes, parfois à l'occasion d'une détente, comme l'alcool, et parfois à toute heure, toute la journée, pendant le travail ou en absence de travail, comme l'alcool. Il peut se chiquer, se fumer à l'aide de pipe, de cigare ou de cigarette, de narguilé, et est parfois même directement brûlés dans un foyer ou un brasero afin d'enfumer toute une zone.
Il s'avère que jadis, avant la tragique guerre des Deux Cent Ans, le tabac était beaucoup plus consommé qu'aujourd'hui. En effet, c'étaient les Elfes Anciens qui en cultivaient le plus, et il en exportaient des tonnes vers l'Orient. C'est principalement ainsi que l'Empire, Harnorë mais aussi Lossmorna Norë se fournissait. La Mandarie n'avait alors que peu de parts de marché, si ce n'est en Arabie, sur la distribution du produit que eux aussi cultivaient. Mais maintenant que la grande civilisation des Elfes Anciens est tombée, les Mandarins font partie des rares peuples à cultiver le tabac et à l'exporter en masse. Ainsi, ce produit prisé est devenu rare et cher, bien que tous les efforts soient fournis pour en trouver. Car il est vrai que beaucoup de gens, quels que soient leur race, apprécient une bonne pipe de temps en temps, et s'est un plaisir qui est devenu rare.
Notez que, parfois, des expéditions d'aventuriers fous et avec beaucoup de moyens s'évertuent à aller désespérément quérir quelques-unes de ces précieuses plantes séchées dans l'Ancien Monde, dans le fol espoir de trouver un moyen de les cultiver quelque part.
D'autre part, il faut savoir qu'il existe de nombreux types de tabacs, que certains appellent parfois "poudre magique". Comme l'indique ce surnom, le tabac peut avoir des vertus et des pouvoirs magiques qui peuvent s'avérer néfastes ou bienfaiteurs. Certains ont pour but de chasser des esprits malsains des corps de malades -beaucoup de chamans y ont recourt- d'autres peuvent enivrer celui qui en respirent les voulûtes, ou au contraire décupler ses forces et le rendre violent. D'autres, encore, peuvent empoisonner mortellement, paralyser, ou endormir, mais il ne s'agit plus ici réellement de tabac, car peu nombreux sont ceux qui fumerait sciemment de telles substances. Ils se font plutôt respirer à d'autres.
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Les Lutins
23/03/2008 12:41
Ces petits bonshommes, bien que peu les aperçoivent, peuvent se trouver à priori partout dans les régions au climat clément. Certains peuples se terrent sous nos pas, d'autres vivent à l'air libre en forêt ou dans de hautes herbes ; d'autre, encore, tels des souris vivent dans nos maisons, fugitifs et voleurs.
Ce sont des êtres totalement pacifiques, qui ne se font jamais d'ennemi, si on excepte les prédateurs naturels tels que les chats, qui, eux, ne se font jamais d'amis. Concrètement, les lutins sont capables de s'attirer les faveurs de n'importe quel humain, escargot, elfe, scarabée, gnome... D'ailleurs, les lutins et les gnomes, ainsi que les farfadets et les fées sont de manière générale des amis inconditionnels, et beaucoup de petites communautés forestières rassemblent ces quatre races de petites gens. Cela vous choquera peut-être, mais on peut même y trouver, avec de la chance, des gobelins. Mais attention, ces gobelins-ci n'ont rien à voir avec l'image qu'on leur associe d'ordinaire ; ils ont fui les hordes depuis déjà plusieurs générations et se sont fondus dans la nature, s'imprégnant des coutumes anarchistes et paisibles des petites gens.
Comme je vous l'avait dit, les lutins sont comme des souris ; il n'est pas rare, d'ailleurs, de les retrouver ensemble dans nos maisonnées, faisant les quatre cent coups pour trouver de la nourriture. Certaines ménagères ne les supporte pas et ont peur de leurs pouvoirs magiques (qui sont essentiellement de la dissimulation), tandis que d'autres seront ravis de cohabiter avec des petits êtres ; certains sont même capable de les amadouer pour s'attirer leurs faveurs, car, mine de rien, ils s'y connaissent beaucoup dans plusieurs domaines magiques et artisanaux.
Un autre aspect de leur personnalité est que, à l'image des farfadets (beaucoup plus puissants et beaucoup plus dangereux cependant), ils sont parfois farceurs et voleurs. Sans vous mettre en danger de mort, ils sont capables d'user d'illusion pour vous désorienter, de vous faire courir en vous subtilisant des objets... Mais si jamais ils commencent à vous faire tomber des armoires sur la tête ou à vous diriger violemment contre des arbres, prenez garde ; ce ne sont plus des lutins, mais des gremlins.
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Les Géants
22/03/2008 17:39
Dans la vie, il y a des grands, des petits, et des moyens.
Nous, nous sommes les moyens. Mais nul doute que pour un lutin, nous serons les grands, et que les fourmis seront pour lui les petits. A l'inverse, pour un ogre, nous sommes les petits, lui le moyen, et les géants, ou les dragons, ou les titans, seront grands. Il n'empêche qu'au même titre que pour l'ogre, les géants seront pour nous des grands, comme pour les lutins. Il y a des fois, comme ça, où les petits, les moyens et les grands sont unanimes. Sauf les très grands, dans ce cas-ci.
Encore que non ! car les géants savent pertinemment qu'ils sont grands, et même trop grands pour ce monde. Notre époque ne leur convient guère, car c'est une époque où les moyens ont envahis le monde. Nains, elfes, chiens, humains, homme-animaux, orques, vaches, griffons... Personne n'est à leur taille.
Il fut un temps, à l'aube du monde, dit-on, où la Terre n'était peuplée que d'être à la taille des géants. Il y avait des titans, des hécatonchires, des dieux, et bien sûr, eux-mêmes, les géants. Le monde était encore à leur taille, et à leur merci. C'était eux qui faisaient les montagnes, et qui creusaient les mers. Mais les guerres entre grands menèrent à l'extinction des titans, à l'extermination des hécatonchires, éclaircirent gravement les rangs des géants, et portèrent les dieux jusqu'aux plus hautes sphères dont les âmes puissent rêver.
Après avoir causé quelques ennuis aux races plus petites, histoire de se venger un peu des dieux, les rares géants encore en vie se dispersèrent, se cachèrent, disparurent, afin de mener leurs vies infinies vers des instants de paix. Aujourd'hui, les géants sont extrêmement rares. Ils se cachent souvent dans les montagnes ou en bord de mer, à des endroits où ils font ce qu'ils peuvent pour ne plus causer d'ennuis aux petites gens. Ils s'effacent pour laisser place au monde du présent. Certains, brûlant encore de haine pour les dieux, essayèrent bien de se venger sur les dieux eux-même ou sur leurs peuples, mais ils s'avèrent que même ceux-ci savent désormais se défendre contre des monstres aussi grands que leurs châteaux.
Les géants ressemblent beaucoup aux humains, à ceci prêt qu'ils sont beaucoup, beaucoup, beaucoup plus grands. Certains croient encore qu'ils se nourrissent de viande, de poisson et de fruits, comme la plupart des humanoïdes. Ce n'est pas totalement faux, mais, à bien y réfléchir, il serait alors impossible pour la plupart des géants de se nourrir correctement sans s'attirer les foudres de quelques peuples. Ainsi, bien qu'ils apprécient effectivement de manger de temps en temps un petit dragon, de croquer un éléphant ou de grignoter un troll, à défaut de mieux ils savent très bien se nourrir d'arbre, de pierres et même de terre. C'est leur capacité digestive à toute épreuve qui leur permet encore de survivre dans un monde qui n'est pas à leur taille.
Si vous cherchez des géants, on en recense encore quatre ou cinq dans tout l'Empire, et l'Empereur s'est accordé avec ses sujets pour qu'on évite de s'en approcher, de sorte qu'il n'y au pas de bobo autant pour les Impériaux que pour les géants, qui sont beaucoup trop rares pour devoir mourir sous les balistes des légions impériales. On en trouve peu dans le Sud, ces régions ont un climat inadapté à l'aise des géants. Au contraire, ils sont beaucoup plus nombreux dans le Nord, et la majorité se situent dans l'Ancien Monde, où ils peuvent probablement se déplacer librement, étant donné qu'il a été déserté de tous les peuples. Quant à l'Orient, nous n'avons aucune information quant à la présence de géants, mais je suppose que si il y en avait, on aurait eu des échos.
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